L’heure est au bilan. Après avoir endossé le rôle de COO de NOOSPHERE en pleine période Covid, Quentin Wauthier revient sur ces deux dernières années qui auront chamboulé ses habitudes ainsi que celles de son équipe. Rencontre.

Quelle est votre vision de la communication et de votre métier?

Quentin Wauthier : J’aime mon métier! Mais je dirais que je suis un acharné du travail bien fait. En communication, le résultat compte autant que le chemin emprunté pour y parvenir. Échanger avec le client est au centre de nos préoccupations mais le challenger l’est tout autant. Nous faisons alors appel à nos différentes expertises chacune représentée par nos 7 départements. Tout ça dans un esprit bienveillant car la communication, c’est d’abord une affaire de relations.

Pourriez-vous revenir sur votre parcours?

Q. W. : Disons que je suis là où je voulais être. Après un graduat en marketing & communication et un master en finance internationale, j’ai occupé la fonction de Strategic Planner à l’agence VOUS. Une expérience qui m’a donné une vision plus digitale du métier. Ensuite, j’ai endossé le rôle de Project Manager et Digital Marketer chez Comed où j’ai appris à mieux connaître le territoire luxembourgeois.

David Gavroy – CEO de NOOSPHERE et fondateur de DG Group – m’a fait confiance à différents échelons de ma carrière, d’abord comme Marketing & Communication Specialist pour me confier le rôle plus récent de COO.

Votre connaissance du terrain influence-t-elle votre façon de diriger?

Q. W. : Sans conteste. J’évolue au sein du marché luxembourgeois depuis 15 ans. Ça fait un paquet d’années pour en apprendre davantage sur les annonceurs et sur la manière dont fonctionnent les agences de communication dans le pays. La complexité des problèmes à résoudre constitue une des spécificités de mon métier. NOOSPHERE réunit des talents aux compétences diverses, sans lien hiérarchique et impliqués dans l’innovation. Je suis quelqu’un de sportif et j’ai tendance à dire que gérer une équipe, c’est comme gérer des joueurs. Afin que tout le monde avance dans la même direction, il faut tirer des leçons de sa propre expérience mais aussi analyser celle de la concurrence.

Justement, il existe une forte concurrence au Luxembourg dans votre secteur. Est-ce une source d’inquiétude pour vous?

Q. W. : Absolument pas! J’ai le sport au cœur, la compétition dans l’âme. Quand on porte un projet d’expansion comme celui de NOOSPHERE à bout de bras, la concurrence est le reflet de notre propre travail : on est alors en mesure de déterminer de quelles manières nos produits ou nos services se démarquent des autres. Le nouveau positionnement de NOOSPHERE a donné naissance à de beaux projets et nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Changement d’identité, nouvelle équipe, déménagement. C’est une période de grands bouleversements pour NOOSPHERE.

On a le vent en poupe, parce qu’on l’a voulu. Nous nous sommes battus pour en arriver là, avec notamment une restructuration de l’équipe en place et récemment l’arrivée de Michael Lecuy – Directeur de la création – et Christophe Salden – Responsable stratégie. NOOSPHERE renforce son positionnement. C’est une vraie bouffée d’air en pleine crise sanitaire.

Justement, parlons-en. En temps de crise, on ne tente pas plutôt de réduire les coûts?

Q. W. : À l’inverse, nous avons voulu prendre la crise à bras le corps. Capitaliser sur l’équipe en place qui nous a aidés jusque-là, investir dans des talents supplémentaires et déménager dans des nouveaux locaux à Oberpallen était sans aucun doute un risque à prendre. On connaît malheureusement tous les effets néfastes d’une crise, mais elle permet aussi de rectifier sa trajectoire et d’explorer de nouveaux chemins. C’est le pari fou que nous avons su relever.

Être en permanence dans l’action pour aller de l’avant, c’est une philosophie que vous voulez insuffler autour de vous?

Q. W. : Je n’aurais pas la prétention de dire que c’est ce qu’il faut faire, chacun agit avec ses moyens financiers et humains. Mais c’est une vision partagée avec David afin de renforcer notre positionnement sur le marché luxembourgeois et développer notre présence en Belgique. Je dis toujours : l’important n’est pas de participer, mais bien de gagner! Même s’il faut accepter de parfois donner un coup d’épée dans l’eau. (rires) Cap sur 2022 maintenant!


Publié le 22 décembre 2021