Dans un marché de candidats, bien-être au travail, parcours collaborateurs et expérience employé reviennent au centre des préoccupations de nombreux DRH de la place, qui multiplient les initiatives dans ce sens, dans le but d’attirer ou de conforter des talents en quête de repères. Passage en revue des trois labels principaux sont particulièrement recherchés : Best Workplaces, Top Employers et Universum.
Créé en 1992 aux Etats-Unis par Robert Levering, qui dès 1984 publiait "The 100 Best Companies to Work for in America", l'institut Great Place to Work a été suivi de celle d’Universum par un étudiant en MBA, Lars-Henrik Friis Molin, puis celle de Top Employer en 1991 aux Pays-Bas. Un but commun : offrir une visibilité aux meilleurs employeurs, mais une méthodologie très différente.
Doit-on demander l’avis des employés pour se déclarer "bon employeur" ?
Top Employer s’attarde principalement sur les pratiques RH déclarées, autour de 9 thématiques, les salariés n’ayant pas leur mot à dire. Si l’audit des best practices des DRH est également effectuée par Great Place to Work via un Culture Audit® conséquent, l'Institut se base en complément et surtout sur l’avis des employés, sondés de manière anonyme au travers de Cinq dimensions (crédibilité, respect, équité, fierté, convivialité). Ces avis comptent pour deux tiers de la note, complétée par le Culture Audit®: le label Best Workplaces ne pouvant donc être acquis sans la confiance et la participation massive des collaborateurs. Enfin, la société scandinave Universum s'intéresse quant à elle à la perception d'une entreprise, mais du point de vue des étudiants. Ils publient alors un annuel "Top 100 Ideal Employer" en récoltant nominations & témoignages.
Quelle envergure & track record
Pour Universum 168 000 étudiants issus de 12 pays différents furent sondés en 2015, via 2000 campus. Du côté de Top Employers, on revendique 1200 sociétés de 16 pays. Great Place to Work culmine à plus de 10.000 entreprises auditées rien qu'en 2016, soient 100 millions de collaborateurs interrogés dans 57 pays.
Tarification
Il est question de 12.000 € HT minimum pour Top Employer, et 3900 €HT du coté Great Place to Work (1.900€HT pour les entreprise de 20 à 49 salariés) au Luxembourg. Pour Universum, la première étape est donc passive puisque sur nomination des étudiants.
Effectifs minimum
L'étude Great Place to Work est accessible pour les sociétés de 20 salariés jusqu’au grands groupes internationaux. Top Employer ne s’adresse qu'aux sociétés de plus de 250 employés au niveau national, ou 2.500 au niveau groupe - ce qui aide à acquitter les tarifs. Pour Universum, la notion d’effectif ne joue pas pour les nominations.
Représentation et Stockage des données
Le seul institut étant présent au Luxembourg à ce jour est Great Place to Work - depuis 2011, assurant ainsi un stockage sécurisé des données au Grand-Duché et la présence de consultants spécialisés sur le marché local. De son côté, Top Employer valide des procédures d'etudes en fonction d'une norme internationale Top Employers validé par un cabinet d'audit externe, Grant Thornton.
Conclusion
Selon la relation que l'on souhaite construire avec ses collaborateurs et candidats (en les incluant ou non dans la démarche) on pourra s’orienter vers l’un ou l’autre label. La difficulté d’obtention est donc à ce sujet plus présente pour Great Place to Work, ce qui en fait aujourd’hui le label le plus recherché au niveau mondial, mais aussi un outil de pilotage des RH basé autant sur l’analyse approfondie des pratiques RH présentées que sur l'expérience des employés. L’obtention du label est donc orientée attract, mais aussi et clairement, retain. Reste que les labels employeurs sont beaucoup plus nombreux que ces quelques exemples, il est question de… centaines. Rien que pour les labels représentés au Luxembourg, il est possible d’évoquer, selon l’acceptation de la définition : Luxembourg HR Awards (HR One), Randstad Awards (Randstad), Luxembourg Best Workplaces (Great Place to Work Institute Luxembourg), Diversity Awards (IMS) et dans une plus large acceptation encore INDR, MLQ etc. En France, le nombre frôle les 150, et a d’ailleurs fait l’objet de classification et d’études, comme celle d’HR Magnet.
Publié le 23 février 2017


