Paul Helminger a lancé la deuxième phase de cette campagne qui gagne maintenant la vallée. Il a choisi de se poster à l'entrée du King Wilma, le pub branché des Rives, pour sensibiliser sur la question du respect des riverains. Déjà, au départ, il était difficile de s'imaginer un point presse au King Wilma, Rives de Clausen, un mercredi soir, à 20 h 30. Pourtant, c'est bien-là que le bourgmestre de Luxembourg, Paul Helminger, a choisi d'inviter les médias pour le lancement de la seconde phase de la campagne intitulée «Ministry of Respect». Après deux mois de sensibilisation, rue de la Boucherie, où se concentrent les noctambules de la ville haute, la campagne descend dans la vallée qui a bien besoin, elle aussi, d'un petit rappel des règles élémentaires de respect mutuel. L'initiative est sérieuse et ludique à la fois. Hier, évidemment, on s'est vite rendu à l'évidence. À la recherche de l'équilibre Par «point presse au King Wilma», il fallait comprendre un très bref topo du bourgmestre sur le succès de la campagne depuis son lancement, il y a deux mois. Les nuisances sonores ont diminué rue de la Boucherie, annonce-t-il, et la police lui a d'ailleurs confirmé que les interventions suivaient la même courbe. Le point presse s'est déroulé devant l'entrée du pub branché des Rives de Clausen, celui qui draine le plus grand nombre de noceurs. Pour l'occasion, Paul Helminger et le boss du King, Gérard Valerius, avaient revêtu un tee-shirt flanqué d'un sonomètre très flashy à piles électriques. Le côté fun de la campagne. Regardez bien les sous-verres, les autocollants sur la chaussée, piquez vous les pins, sortez avec le tee-shirt qui complète la gamme des gadgets et vous aurez compris que le Ministry of Respect est passé par là. «Le projet fait partie intégrante de l'initiative du City Management contre le tapage nocturne, qui a comme objectif principal de trouver l'équilibre entre l'animation nocturne et les droits fondamentaux des citoyens leur garantissant une qualité de vie élevée», explique le bourgmestre. Tout le monde peut s'amuser et ils y sont même chaleureusement invités pour garantir une certaine qualité de la vie nocturne qui rend une ville attractive. Mais elle ne doit pas violer le droit à la tranquillité publique et au repos nocturne des citoyens. Une initiative qui contribuerait à diminuer les nuisances sonores consisterait d'accorder l'autorisation de fermer à 6 h au lieu de 3 h. Cette approche n'a rien à voir avec la campagne de sensibilisation mais l'occasion se présentait de questionner aussi bien Paul Helminger que Gérard Valerius sur cette question. Les deux hommes partagent en fait le même point de vue. «Ce qui frustre les gens, c'est de se faire mettre à la porte à 3 h par la police. Ils gueulent dans la rue, ne sont forcément pas contents, et s'en vont tourner en voiture en ville pour trouver encore un bar ouvert. Tout ça produit des nuisances», explique Gérard Valerius. «Si on laisse les bars ouverts jusqu'à 6 h, les gens qui voudront rentrer à 3 h 30 ou à 4 h partiront de leur plein gré. Les nuisances seront moindres dans la mesure où nous n'aurons plus un flot de voitures qui démarrent à 3 h et qui réveillent tout le quartier», dit Paul Helminger, à la suite du cafetier. Mais ceci est encore un autre débat. Pour l'heure, les noctambules sont invités à baisser d'un ton. Source > Le Quotidien
Publié le 26 mars 2010


