Laurent Meiers a rejoint la Banque Degroof en 2005, afin de mettre en place un département marketing, qui coordonne aujourd’hui à Luxembourg les différents métiers au sein de la Banque : communication interne & externe, nouveaux médias, évènementiel, communication corporate, … Cette semaine-ci le CMO à la banque Degroff nous révèle son opinion sur le Big Data.
«Le big data ne nous sert que pour un pourcentage réduit. Nous ne travaillons pas sur des grands groupes comme les banques universelles mais plutôt sur des cercles privilégiés et restreints. Cela dit grâce aux informations qui ne cessent de s’accumuler dans ce que l’on appelle le Big Data et à la puissance de calcul qui permet d’interpréter ces données, on peut s’attendre à ce que le client se voie proposer des produits financiers taillés sur mesure. Les traces qu’il aura laissées sur la Toile permettront de composer son portefeuille d’actifs en fonction de ses habitudes de consommation et de ses préférences. Des algorithmes le font d’ailleurs déjà. Le client recevra sur ses supports mobiles toutes les informations qui l’intéressent, le risque ici est qu’il s’enferme progressivement dans ses goûts et ses habitudes. C’est l’inconvénient de l’effet «cookies».
Laurent Meiers continue: « Les réseaux sociaux permettent déjà aux banques de mieux cibler leurs clients et leurs attentes. Aucune entreprise ne saurait rester à l’écart de cette source d’information. Ces chiffres sont d’autant plus intéressants quand on sait que 62% des utilisateurs du premier réseau social du monde ont entre 50 et 64 ans, et qu’ils représentent le public cible du private banking. Toujours selon cette enquête anglo-saxonne, 60% des gestionnaires interrogés reconnaissaient avoir trouvé un nouveau client sur LinkedIn. »
Propos recueillis par Alexandre Keilmann - @Alex_Klmnn
Publié le 24 septembre 2015


