Un article sur le blog officiel de Google France, publié le 21 avril dernier, présente de nouvelles mesures concernant les cookies publicitaires sur le moteur de recherche et sur YouTube. En effet, Google s’est vu contraint de revoir la politique de ses cookies suite à des sanctions subies un peu plus tôt dans l’année. 

La condamnation de la CNIL 

En décembre 2020, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) accusait Google LLC et Google Ireland Limited d’utiliser des “cookies publicitaires sur les ordinateurs d’utilisateurs du moteur de recherche google.fr sans consentement préalable ni information satisfaisante”. Cet usage des cookies allait à l’encontre de l’article 82 de la loi informatique, puisqu’il n'offrait pas aux internautes la possibilité d’accepter ou refuser les cookies. 

La CNIL entendait donc mettre en place des sanctions à hauteur de 60 millions d’euros pour Google LLC et 40 millions d’euros pour Google Ireland Limited. Le Conseil d’Etat a validé la mise en place de ces sanctions. En effet, les pratiques des sociétés en question ne respectaient pas les règles du guichet unique mises en place dans le cadre de la loi européenne RGPD

Suite à ces sanctions, Google s’était engagé à adopter de nouvelles mesures concernant les options de ses cookies publicitaires, afin de respecter les directives européennes en termes d’ePrivacy. 

Mise en place de nouvelles options pour les cookies en Europe

Un article de blog Google annonce les changements attendus depuis déjà quelques mois. Ainsi, Google a revu les options de consentement par rapport aux cookies sur son moteur de recherche mais également sur la plateforme YouTube. Tout utilisateur sera alors libre d’accepter ou de refuser les cookies, ou encore de les personnaliser selon ses préférences. Il n’était pas possible de les refuser auparavant.

L’article indique que cette modification a engendré “des changements majeurs et coordonnés de l’infrastructure de Google” puisque ce dernier a dû faire une “refonte du fonctionnement des cookies sur [ses] sites”. L’objectif est donc de se soumettre aux  réglementations en vigueur afin de respecter les données personnelles des utilisateurs.  Les changements annoncés sont déjà appliqués en France. Ils seront élargis au reste de l’Espace Économique Européen, incluant également le Royaume-Uni et la Suisse.

 

Samira Joineau


Publié le 26 avril 2022