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Vanksen Eye : Knowledge Graph

Vanksen Eye : Knowledge Graph

Trouver sans chercher, soit le principe scientifique de serendipité, avec Knowledge Graph, c'est possible !


Décryptage de la nouvelle avancée du moteur de recherche Google lancée en France le 5 décembre dernier. De quoi s’agit-il ? Quels sont les enjeux pour Google ? Quels sont les impacts pour les internautes et pour les éditeurs ? Nouvelle petite merveille ou cauchemar des référenceurs… Claire Cuny, project manager sémantique SEO, vous dévoile les dessous du Knowledge Graph.
 
Vous avez certainement dû voir, depuis quelques semaines, votre page de résultats « transformée » sur le moteur de recherche Google : des photos et du contenu occupent toute la partie droite de la page et même le haut de celle-ci pour certaines requêtes comme les films ou les albums de musique. Il s’agit du Knowledge Graph lancé par Google le 5 décembre dernier en France. De quoi s’agit-il ? Quels sont les enjeux pour Google ? Quels sont les impacts pour les internautes et pour les éditeurs ? Nouvelle petite merveille ou cauchemar des référenceurs… retour sur la nouvelle avancée de Google.

Une petite explication s’impose…

Lancé en mai 2012 aux Etats-Unis, le Knowledge Graph vient d’arriver en France et dans six autres pays. Cette nouvelle fonctionnalité du moteur constitue un pas de plus vers le Web sémantique. Le principe est très simple : l’internaute saisit sa requête dans le moteur de recherche et de nouvelles informations apparaissent sur la partie droite de sa page. D’où viennent-elles ?

Une recherche sur les films de Steven Spielberg :


Les images sont issues de sources différentes : Wikipedia, des sites d’actualités du cinéma ou de célébrités. Sur d’autres requêtes on retrouve également des sources telles que les fiches Google Maps, Google Plus, Tripadvisor ou encore le Routard. Le texte de présentation est le plus souvent extrait de Wikipedia. Ici, les détails de la biographie de Steven Spielberg renvoient vers Google, tout comme sa filmographie et les recherches associées. En une seule requête, l’internaute obtient instantanément un résumé d’informations telles que : date de naissance, filitation et liens de parentés, récompenses… Ce type de résultats apparaît également sur des monuments célèbres, des villes, des équipes de sports, des films, des œuvres d’art.

S’il existe un risque d’ambigüité sur un mot-clé, le Knowledge Graph propose différents résultats pour affiner votre recherche.

Un test avec le mot : « grenade »



On retrouve les villes espagnoles et françaises, l’île des Antilles ou encore le fruit. Ainsi, le moteur de recherche est devenu un éditeur de contenus. Google ne donne plus une simple liste de résultats de sites mais offre directement des réponses à certaines questions des internautes. Il précise les requêtes trop larges et anticipe même les prochaines questions grâce aux recherches associées . Une brillante illustration du principe scientifique de sérendipité, c’est-à-dire de l’art de trouver sans chercher !

A qui profite cette nouvelle page de résultats ? L’ internaute est-il vraiment gagnant ?

Le Knowledge Graph permet à l’internaute d’accéder à l’information plus rapidement. La recherche est plus simple et « user friendly ». Elle offre également de nouvelles possibilités de découvertes à travers les liens connexes proposés.

Et les éditeurs de site dans tout ça ?

Le Knowledge Graph permet de garder les internautes plus longtemps sur le moteur, au détriment des sites positionnés dans les résultats naturels. Les résultats connexes sont plutôt complets, attirent l’œil et incitent aux clics. L’internaute n’aura souvent plus besoin de cliquer sur l’un des résultats naturels, la consultation de la page de résultat Google pourra lui permettre de trouver directement l’information recherchée. Certains éditeurs devraient ainsi assister à une baisse de leur trafic dans les prochains mois.

Le Knowledge Graph agrège un nombre important d’images provenant de sources différentes. Aussi, cela représente une opportunité pour les référenceurs qui ont suffisamment soigné l’optimisation de leurs images. Cela soulève également de nouvelles questions relatives à la réputation sur le Web. En effet, certaines photos qui pourraient nuire à une personne ou à une entreprise peuvent désormais être visibles directement depuis le Knowledge Graph.

Les éditeurs doivent également penser à créer des nouveaux contenus, plus pertinents et approfondis que ceux proposés par le Knowledge Graph pour faire la différence. Pensez à catégoriser vos données en utilisant les « rich snippets » et le protocole Open Graph. Un contenu riche et structuré augmentera sans aucun doute vos chances d’être visible sur cette nouvelle page de résultats.

Pensez aussi à peaufiner votre fiche Google Maps si vous référencez un lieu ou un un monument. Elles sont de plus en plus présentes sur les pages de résultats. De même, si vous êtes responsable d’une entreprise, pensez à créer une fiche Google Plus. Comme vous pouvez le voir dans l’exemple d’une recherche sur « le Figaro », les derniers messages postés sur le réseau social s’affichent également.

Avec l’arrivée du Knowledge Graph, certaines requêtes deviennnent des objectifs de positionnement bien plus intéressants.

Exemple d’une recherche sur « Muse »:



La page de résultats propose une liste de liens vers des événements à venir. Au clic sur l’un dans d’entre eux, « Muse à San Diego le 21 janvier 2013 » par exemple, le moteur reprend directement votre requête dans une page de recherche. Il s’agit d’une nouvelle requête sur laquelle les sites concernés ont une chance de se positionner, là où la requête « Muse » d’origine était beaucoup trop concurrentielle. Les éditeurs doivent ainsi intégrer ces nouvelles requêtes à leurs stratégies de positionnement pour profiter de ces changements.

Google, le grand gagnant !

Google Plus, le réseau social de Google, est plus que jamais mis en avant comme nous l’avons vu dans l’exemple de la requête « Le Figaro ». Adwords, la régie publicitaire de Google est aussi très favorisée par cette nouvelle présentation des résultats. En effet, plus l’internaute reste sur le moteur, plus le nombre de pages consultées augmente. Le nombre d’annonces Adwords lues, voire cliquées, va accroître lui aussi en conséquence.

Enfin, les éditeurs qui connaîtront une perte de visibilité et donc de trafic sur leur site, seront enclins à se diriger vers la régie Adwords pour compenser leur baisse de visibilité.

Plus qu’un simple moteur de recherche, Google devient de plus en plus un moteur de connaissances. Le Knowledge Graph contient plus de 500 millions d’entités et plus de 3,5 milliards de relations entre ces différents objets. Google souhaite ainsi développer les liens entre son moteur et les objets du monde réel : il collecte, structure et croise les données pour les rendre de plus en plus interconnectées. Le Knowledge Graph représente l’un des changements les plus importants de la page de résultats depuis la création du moteur. Si elle a pour principal objectif d’améliorer la navigation des internautes, elle ne manquera pas de générer des revenus supplémentaires à la firme de la Silicon Valley. Les éditeurs, eux, vont devoir adapter au mieux leur stratégie pour espérer tirer profit de ce changement.

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