Pour la première fois, le nombre d'Américains visitant le site chaque jour a diminué. Une baisse de 5% qui n'inquiète pas le PDG de Facebook et n'a pas empêché l'entreprise de voir son chiffre d'affaire augmenter de 47% au dernier trimestre.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, Marc Zuckerbeg s'est déclaré content de cette baisse d'utilisation en Amérique du Nord, la première. Pourtant, ce sont tout de même 50 millions d'heures par jour qui ont échappé à Facebook sur le continent, 5% du temps total. Il pense que ce n'est que le signe que les changements opérés par le réseau social afin que son utilisation soit plus positive pour le bien-être via un temps passé plus qualitatif portent leurs fruits.

Pourtant, une étude menée par Pivotal Research tend à prouver que la baisse de l'utilisation quotidienne de Facebook était déjà amorcée avant ces modifications, visant à privilégier le contenu local et les interactions entre proches, au détriment des marques et du contenu "buzz". Du côté de la firme, on affirme que ces changements permettant une visite moins longue mais plus satisfaisante auront un impact positif sur le long terme, notamment sur les annonceurs et la monétisation.

En effet, le chiffre d'affaire de Facebook, composé presque à 100% de revenus publicitaires, est en hausse constante, atteignant plus de 40 milliards de dollars en 2017. Seule la bourse a pris peur et sanctionné le titre d'une baisse de 5%, effrayée par la perte de 700.000 utilisateurs en Amérique du Nord en plus de la diminution du temps de consommation, car le marché américain est le plus important de la marque. Toutefois, sur l'ensemble de la planète, il y a tout de même eu une augmentation de 14% du nombre d'utilisateurs. Les stories et Instagram représentent aussi de potentielles poches de croissance.


Publié le 01 février 2018