La startup fondée en 2011 par Quentin Lechemia, à l’époque baptisée My Brand Market, a fait du chemin tout en changeant plusieurs fois de direction. Etape nécessaire pour garantir son passage à l’âge adulte ? Il semblerait en tous cas qu’elle vienne de se poser sur le marché porteur de la publicité.

Autrefois plateforme de réservation en ligne, en passant par le magazine d’actualités musicales, la startup devient, en 2013, Elise Technologie, avec un algorithme qui permet de sonder les réseaux sociaux ainsi que les plateformes de streaming, et de coter les musiciens selon leur influence. Mais après avoir mis l’IA au service des annonceurs en leur donnant l’occasion de cibler les influenceurs les plus pertinents pour leur marque, la jeune pousse remarque un point sensible chez du côté des annonceurs.  

Alors que les contenus sponsorisés se développent sur les réseaux sociaux, et que l’influence devient un secteur d’activité à part entière, Elise Technologie voit des opportunités de marché apparaitre. En effet, une fois hors des canaux digitaux, la publicité extérieure devient impossible à tracer et les annonceurs ne peuvent en mesurer les retombées. Elise Technologies propose donc d’adapter sa solution à ces nouveaux supports ; extraire l’information, accéder aux chiffres-clés et donner à l’annonceur la possibilité d’adapter le contenu à son public.

C’est en étoffant les fonctionnalités liées à la publicité extérieure, en proposant par exemple des campagnes d’A/B testing, qu’Elise Technologie devient un acteur complémentaire des régies publicitaires, tout en attirant par la même occasion les grands comptes. Avec cette levée de 1,3 millions d’euros, suite au premier tour de table institutionnel auprès d’Angelsquare, Axeleo Capital, Leansquare et Vox Capital, c’est l’occasion pour la startup de se projeter vers l’international, à commencer par l’Angleterre, où Quentin Lechemia s’est déjà installé.


Publié le 09 juillet 2018